Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 20:50

 Après avoir quitté les hauteurs de l’état du Minas Gerais nous reprenons le chemin de la cote brésilienne que nous retrouverons au sud de la ville de VICTORIA.

 

 A GUARAPARI l’on s’offrira quelques jours de détente au bord d’une petite plage complétement désertée.

 

DSCN0483Puis à nouveau une halte plus au sud à environ 150 kms à l’est de RIO de Janeiro à CABO FRIO, petite ville plus de 100.000 habitants bâtie autour de plages et de dunes de sable, lieu de résidence de week-end des habitants de Rio. La un méchant virus importé via une de mes clés USB, a mis hors service l’ordinateur. Depuis notre entrée au Brésil la wifi ne fonctionnait plus, l’antivirus étant arrivé a péremption, pas moyen d’aller sur internet pour le réactiver. Un SOS informatique brésilien, nous a réinstallé un « Windows anglais », ce qui permet de travailler à minima.

 

 

 

RIO de JANEIRO

 

Et puis ce fut le départ vers Rio de Janeiro, notre entrée s’y est faite par un pont de 14,5 kms sur la baie de Guanabara. Après quelques tâtonnements nous avons réussi à nous installer sur un parking dans le quartier presque central de FLAMENGO.

En ville, le long de la cote, la circulation se fait par 6 voies parallèles dont chacune a un sens inversé, et dans ce labyrinthe, il faut trouver la sortie si l’on veut faire demi-tour.

 

C’est en janvier 1502, qu’ un navire portugais découvrit cette baie, le capitaine crut arriver à l’embouchure d'un fleuve et l’endroit fut baptisé RIO DE JANEIRO (Fleuve de janvier). Après s’être débarrassés des indiens qui y vivaient et que les jésuites créèrent des missions, petit à petit la ville s’agrandit, grâce aux plantations de canne à sucre. Les esclaves y arrivaient par milliers et à partir du 18 ème siècle ceux-ci furent aussi dirigés vers les mines du Minas Gérais toutes proches. Deux jours avant l’invasion de Lisbonne par Napoléon 1er, le prince régent qui deviendra roi sous le nom de JAO VI (Jean 6) et sa cour de 15 000 personnes embarquèrent à bord de 40 navires. Le roi après son avènement, tomba amoureux du Brésil, il y demeura et déclara RIO capitale du royaume uni du Portugal, du Brésil et de l’Algarve. En 1890 la ville comptait plus d’un million de personnes, aujourd’hui la population serait de l’ordre de 6 millions.

 

 Durant les 4 jours que nous sommes restés à RIO, le principal que nous avons retenu c’est le superbe cadre naturel dans lequel se trouve la ville, pas moins de 37 plages de sable blanc au bord d’une eau turquoise, que surplombent des collines à végétation tropicale.

 

Pour avoir une vision d’ensemble de toute ces beautés il faut se rendre a 2 endroits incontournables : 

 

 

  DSCN0515 LE PAIN DE SUCRE (Pao de Azucar )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

On y accède par 2 téléphériques et là, à 400 mètres de hauteur, la vue y est fantastique, avec une vision à 360 degrés on peut y voir la plage  de Copacabana en forme de faucille de 4,5kms de long.

 

 

 

 

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DSCN0520.JPG la plage de Flamengo et son parc, le centre-ville avec ses tours et gratte-ciel et aussi le Christ du Corcovado et…. plus encore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  LE CHRIST REDEMPTEUR DU CORCOVADO

 

 

 

DSCN0528.JPGLa grande statue domine la ville à hauteur de 710 mètres, le projet fut initié par un ingénieur brésilien (Heitor Silva Costa) et exécuté par le sculpteur français Paul Landowski (cocorico !). Elle fut achevée en 1931 après 5 années de travail. Le christ mesure 30 mètres de hauteur et pèse 1145 tonnes. Une main seule, mesure 3,20 mètres et pèse 8 tonnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0529.JPGIlluminée la nuit, la statue est visible de tout Rio, du sommet le panorama sur Rio et ses environs est spectaculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COPACABANA

 

DSCN0486.JPGNous nous sommes rendus un matin dans le quartier de Copacabana, pour y voir la légendaire plage, où l’été c’est 25 000 personnes au km2 qui s’y entassent. En ce moment début juillet et en y arrivant par le sud la plage était quasiment déserte, mais petit à petit nous avons commencé à être dépassés par une foule de supporters brésiliens, souvent habillés aux couleurs nationales.

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0496.JPGAlors nous les avons suivi. A l’autre extrémité au Nord, sur la plage, était installée une aréna de           28 000m2, et pouvant contenir 20 000 personnes dans laquelle avec une scène animée par un orchestre de samba doublée d’un écran géant de 50 m2. Nous étions rattrapés par la coupe du monde. Bien sûr, l’aréna était déjà pleine à notre arrivée. A l’arrière et à l’extérieur, les autorités avaient installé un écran de secours d’aussi grande dimension, il y avait là plus de monde encore qu’à l’intérieur. Nous avons suivi le début du match avec eux puis nous les avons quitté, mais sur notre chemin avec tous les téléviseurs installés partout, nous avons aussi vécu leur défaite.

 

Très sportifs, l’après-midi, ils suivaient avec autant d’intérêt les matchs des autres équipes, avec autant de hurlements quand une phase du jeu devenait décisive, mais plus de trompettes ni pétards.

 

LE BONDE

 

 DSCN0503.JPGDu centre nous avons pris le dernier tramway historique qui circule encore à Rio et qui se rend au quartier de Santa Teresa sur une colline dominant la ville. Jusqu’au 19 siècle c’était un quartier bourgeois et les habitants prenaient ce tramway pour aller travailler dans le centre. Entre 1960 et 70 des artistes y sont venus s’installer. Ils appellent cela le Montmartre de Rio, nous on n` a pas trouvé, mais nous n’avons peut-être pas tout vu.

 

 

 

 

 

 

 

 

RIO CONCLUSION

 

Durant notre séjour, nous avons circulé dans les quartiers sud dits « riches » Ces quartier aux abords des places sont très animés, Nous n’avons jamais perçu un sentiment d’insécurité. Nous ne circulions jamais de nuit, mais nous voyions des personnes seules le faire. Le métro est très propre et semble sur. A la montée des bus il y a un tourniquet et un receveur. Celui qui veut monter par l’arrière se fait accrocher par le chauffeur et a vite fait de redescendre. Mais, toutes les entrées d’immeubles sont entourées d’énormes grilles, avec gardiens et vigiles à profusion. Dans cette ville 37% de la population vit dans la misère et à peu près autant dans la grand pauvreté. Partout il y des petits marchands qui vendent de tout et de n’importe quoi. L’addition de ces pourcentages reflète ceux que l’on nous a indiqués à l’échelon national = 30% de riches pour 70% de pauvres Nous n’avons pas approché de favelas, il y a des visites organisées par les agences de tourisme, mais nous avons trouvé que cela faisait un peu voyeur.

 

DE RIO A PARATY

 

Après Rio de Janeiro énormément de quartiers commerciaux luxueux se sont développés en une dizaine d’années et ici ils appellent cela « le Miami de Rio ».

 

DSCN0544.JPGPrès de la un camping au bord de l’eau fait notre affaire et nous lions connaissance avec un couple de brésiliens habitués des voyages en Europe, normalement nous devrions les voir l’an prochain chez nous en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous poursuivons notre route côtière tout en lacets qui circule d’un côté entre criques et plages de rêve et ou de loin nous apercevons des iles et de l’autre côté, la foret atlantique qui déboule des pics de la « do mar».

 Dommage que nous voici maintenant sur le chemin du retour, car nous aurions pu consacrer quelque temps à cette région.

 

 

DSCN0551.JPGNous nous arrêtons malgré tout dans la petite ville coloniale de Paraty qui était au 18ème siècle l’escale maritime et terrestre principale avec Rio, entre le Portugal et le Minais Gérais et le port le plus important duquel transitaient or, pierres précieuses et épices.

 

Après la construction de la voie ferrée Sao Paulo/Rio, la ville tomba dans l’oubli, elle est devenue après des parfaites restaurations un véritable musée à ciel ouvert. Victime de son succès elle est envahie tout le long de l’année par une foule de touristes qui arpente ses rues pavées.

 

 

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Photo prise a la sortie du camping ou nous sommes stationnes a Paraty.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

ET PUIS .....

 

Depuis 10 ans, nos systèmes embarqués qui nous fournissaient le confort comme à la maison, ne nous ont pas fait défaut. Mais depuis quelque temps cela se gâte, c’est tout d’abord l’eau chaude et le chauffage qui sont tombés en panne, puis hier c’est la batterie solaire qui a rendu l’âme. Ici commence une autre aventure,  celle de pouvoir la remplacer !

Par Leclerc
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 17:29

 

 

Après  4 jours passés à SALVADOR DE BAHIA, nous quitterons cette ville très attachante, à la fois avec regret et aussi avec plaisir, car nous sommes ici en automne, mais au petit jour la température est déjà à 26° et l’ambiance est moite. Il y a parfois de grosses pluies  qui ne rafraichissent pas l’atmosphère.

 

Nous décidons aussi de ralentir notre cadence et de descendre tranquillement vers le sud le long des côtes  et le plus près possible d’elles en fonction du réseau routier. Alors il nous faudra jouer à saute mouton entre les petites  routes et une nationale qui descend jusque Rio de Janeiro.

 

DSCN0429 364La nature ici est merveilleuse, la région étant bien arrosée,  le vert  peut passer du tendre au vert soutenu, l’on va croiser des Jacarandas mauves, des grands arbres aux fleurs jaunes, des flamboyants écarlates, des impatiences sauvages donnent des couleurs roses sur le bord des routes. Des champs cultivés, des immenses « Fazendas » (fermes) clôturées ou pait le bétail. Depuis notre arrivée par le centre ouest nous avions constaté que les vaches étaient bossues et blanches comme en Inde, nous pensons que ce doit être la race « Brahma », mais pas sur. On peut alors supposer qu’elles supportent mieux ce climat.

Bananiers et palmiers poussent jusque sur le haut des collines. D’énormes bambous croissent un peu partout.

 

DSCN0430_365.JPGNotre route est parfois coupée par un rio qui se jette dans la mer, souvent on le franchit par des petits ponts mais aussi par des  bacs à moteur. Le long de ces rios se sont installés des villages qui vivent de la pêche en mer.

Dans ces villages toutes les familles sont associées  à la transformation de la pêche, sur les pas de portes les femmes dressent les filets des poissons qui seront séchés avec les crevettes à même les trottoirs.

 

 

 

 

 

Et puis sur un plateau nous sommes dans des forêts d’arbres hauts aux troncs minces, plantés serrés. Après un certain nombre de kms au beau milieu de tout cela et en pleine nature, l’on découvre une énorme usine de fabrique de cellulose et l’on comprend alors l’utilité de toutes ces plantations.

Comme ce n’est pas la seule usine de ce genre que nous avons croisée, nous pensons que ces usines sont destinées à la fabrication de biocarburants à partir des arbres, ce serait parait il l’avenir, car l’on utilise la plante entière au lieu d’utiliser seulement la graine. Déjà des pays comme la Nouvelle Zélande parie sur les saules, la Suède les peupliers et les Etats-Unis les arbres génétiquement modifiés. A quand nos grandes plaines de la Champagne remplacées par des forêts ? 

 

Il nous aura fallu plusieurs centaines de kms pour enfin découvrir la cote atlantique vers la ville d’Ilhéus. Cette région dite de la cote du cacao a connu son heure de gloire vers 1880, époque où l’industrie de la canne à sucre battait de l’aile suite, à la chute des cours. L’esclavage vivait ses dernières heures et les paysans noirs ou blancs appauvris du nord est, vinrent s’installer sur les collines d’Ilhéus pour cultiver le cacao, baptisé l’or blanc.

 

Rapide, désordonnée, violente, la ruée vers l’or blanc adopta toutes les caractéristiques  de la fièvre de l’or. Lorsque tout ceci se calma, la terre et le pouvoir appartenaient à quelques propriétaires fonciers et à leurs hommes de main, et les sans terre travaillaient pour eux dans des conditions proches de l’esclavage.

 

Récemment vers 1990, une redoutable maladie dite « vassoura de bruxa » a mis à mal  l’économie de la région.

A cause de cette maladie les  cacaotiers sont devenus incapables de porter leurs fruits. Cette maladie existe encore, mais dans les petits villages noirs, nous avons pu voir les fèves sécher près des habitations.

 

DSCN0427_366.JPGA la vue de toutes ces plages plus paradisiaques les unes que les autres, nous décidons de nous poser pour quelques jours de repos dans la région.

 

Facile à dire, mais pas à faire,  la région possède peu de campings et ceux qui existent sont fermés, car nous sommes hors saison.

Lorsque nous avons dit que nous allions vers Rio  à une brésilienne parlant français, celle-ci un peu compatissante nous a déclaré «  mais c’est l’hiver et a Rio il n’y a que 25° en ce moment ! »

 

Alors nous avons continué notre descente vers le sud  jusque Porto Séguro qui symbolise  ce qui fait  l’attrait touristique de l’état de Bahia, ce serait là que fut créée la célèbre Lambada,

 

DSCN0431_363.JPGUn peu plus au sud  à Prado, nous avons déniché un camping ouvert à 6 kms de la ville en pleine nature au bord de mer. Nous sommes les  seuls occupants, sous les cocotiers, ou presque (car il faut toujours se méfier des noix qui peuvent tomber), parmi le bruit des vagues et les chants des oiseaux.

Quelques jours  de repos nous permettent de nous préparer à d’autres découvertes.

 

 

 

 

 

 

 

A ce niveau et à l’ouest,  se trouve l’état du MINAS GERAIS (Mines générales), cet état occupe un territoire grand comme la France, il couvre  une partie de l’immense plateau intérieur du Brésil et la serra de Mantiqueira voit culminer certains des plus hauts sommets du pays.

Lorsque l’on quitte la côte au niveau de la ville de VITORIA (capitale de l’état  d’Espirito Santo) et que l’on s’éloigne de l’océan, l’on trouve une région plus vallonnée voire montagneuse,  prairies, plantations de cafés  et de canne à sucre se succèdent et s’étendent jusqu’au haut des collines. Petit à petit  le paysage change et devient plus sauvage lorsque l’on arrive dans les sierras.

 

Dans cette région difficile d’accès, au début du 18ème siècle, on y découvrit un étrange métal noir, qui se révéla être de l’or.

 

Alors comme à chaque fois, ce fut une véritable ruée, certains devinrent riches du jour au lendemain, mais beaucoup aussi moururent de faim, la ruée attira tant de monde que les réserves de cette région ne suffirent pas à les nourrir.

 La couronne portugaise  ne tarda pas à taxer de 1/5 les revenus,

Sans succès, cette taxation fut l’objet de plusieurs révoltes.

 

DSCN0467_406.JPGEn 1711 fut créée la ville de VILA RICA  DE  OURO PRETO (ville riche de l’or noir)

En même temps que d’autres comme : Sabara, Marianna, Sao Joao Del Rei etc.

 

L’or payait aussi des artistes baroques qui transformèrent ces villes en véritables joyaux architecturaux

 Pendant 50 ans l’or brésilien  provoqua d’importants mouvements de population d’abord à l’intérieur du pays, tous ceux qui n’avaient pu faire fortune dans l’agriculture e t les plantations.

Mais aussi  entre  1700 et 1760 plus de 600 000 portugais de la métropole, ainsi qu’un  tiers des plus de 2 millions d’esclaves noirs furent envoyés sur les sites où leurs conditions de vie étaient encore plus dures que dans les plantations.

 

Nous avons visité la ville de OURO PRETO (70 000 ha) anciennement capitale  impériale de l’état jusqu’en 1897 où le siège fut déplacé à Belo Horizonte (2 500 000 ha.)

De cette ville aux rues sinueuses et pentues bordées de demeures seigneuriales s’éparpillent pas moins de 23 églises aux riches décorations.

 

DSCN0457_396.JPGLa Matriz NS Do Pilar est considérée comme la deuxième plus riche du Brésil après Sao Francisco do Salvador, revêtue de 434 kgs d’or et d’argent elle abrite des œuvres remarquables, des chandeliers en forme d’oiseaux sauvages, feuilles d’or martelé et portes à volutes, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0452_391.JPGEgalement l’église de Saint François d’assise considérée comme la plus belle église de la ville (1766/1812)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres encore chargées d’histoires telles que l’Igréja de Santa Efigénia dos Prétos construite entre 1742 et 1749 par et pour des esclaves.

Dédiée à SANTA EFIGENIA  reine de Nubie et les saints représentés sont noirs.

 Les esclaves les invoquaient pour échapper à la mort dans les mines.

Les ressources venaient de la mine de  « CHICO REI* »

 

Les esclaves quant à eux pour aider l’église, lavaient leurs cheveux couverts de paillettes d’or dans les fonds baptismaux, d’autres parvenaient à voler de la poudre d’or cachée sous les ongles ou dans le creux des dents.

 

CHICO REI *

Roi d’un peuple africain, il fut capturé vers 1700 avec toute sa tribu en Afrique.

Expédiés au Brésil et vendus à un propriétaire de mines d’Ouro Préto, Chico Rei fut nommé contremaitre des mineurs esclaves. Il parvint à racheter sa liberté et par la suite celle de son fils. Ensemble ils libérèrent tous les membres de leur tribu.

La communauté acheta alors la mine d’or Encardaleira aux richesses fabuleuses.

 

Chico Rei reprit alors ses fonctions royales, il tenait sa cour à OURO PRETO et célébrait les fêtes africaines en costume traditionnel.

 

Cette nouvelle arriva jusqu’au roi du Portugal d’alors qui interdit immédiatement aux esclaves d’acheter leur liberté.

 

CHICO REI fait figure de héros auprès des noirs brésiliens.

 

 

DSCN0476_413.JPGTIRADENTES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0474_411.JPGUne demie journée de route plus loin  nous avons  également visité cette belle petite bourgade qui se résume à une dizaine de rues aux maisons colorées, elle possède également une très riche église, avec un orgue construit au Portugal et acheminé depuis la cote à dos d’âne.

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0477_414.JPGAutrefois appelée Arrial da Ponta do Morro (hameau au sommet de la colline) elle fut rebaptisée « Tiradentes » en hommage au héros martyr d’une des révoltes  qui avait pour objet l’indépendance du Brésil.

Le chef de ce mouvement était un dentiste, surnommé l’arracheur de dents, d’où le nom de « TIRADENTES »

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0468_407.JPGUn emplacement de stationnement de la petite gare routière nous a servi   pour une halte de nuit. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0478_417.JPGLA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL

 

Inutile de dire qu’ici le football est plus qu’un jeu.

C’est certainement leur identité nationale où tous les brésiliens s’y retrouvent.

Si l’on  se trouve en ville lorsque le Brésil joue et marque un but, c’est alors une immense clameur dans la ville avec pétards à profusion.

Maisons, voitures, camions sont pavoisés aux couleurs verte et jaune.

 

Les vitrines des magasins  et bâtiments publics affichent les horaires des matchs où le Brésil joue et les horaires d’ouvertures et fermetures  sont modifiés en fonction de ceux-ci.

Des écrans de télévision sont disposés un peu partout, ce qui nous a permis d’assister à l’éclatante défaite de la France contre le Mexique.

 

Lors du match Brésil/ Cote d’Ivoire nous étions dans un camping, nos voisins  nous ont invité à suivre le match sur leur téléviseur, ambiance garantie, avec 2 supporters supplémentaires pour l’équipe brésilienne !

 

Si le Brésil ne gagne pas la coupe, cela sera  alors une véritable catastrophe nationale.

 

 

 

DERNIERE MINUTE :

 

Nous devions repartir le 21 juillet sur le cargo  Grande Francia a partir de Buenos Aires, mais nous venons d´apprendre que celui ci n`y faisait  pas escale cette fois ci, nous sommes donc reportes sur le Grande Brasilia prevu theoriquement  le 31 juillet.

 

Affaire a suivre ....... 

Par Leclerc
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 20:07

DSCN0382_322.JPG 

Après une prolongation dans le Pantanal du coté de CAMPO GRANDE  (Mato Grosso du sud), nous reprenons la route en direction de la cote est.

 

 

(Paysage typique de la region du Mato Grosso)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici au Brésil, les centres d’intérêts sont tellement éloignés que nous avons hésité à prendre une vraie direction, alors nous ciblons dans un premier temps Brasilia la capitale qui est un peu incontournable  en allant  vers l’est.

 

C’est déjà une première étape de 1500 kms à parcourir, les axes principaux varient en qualité, de bons à complètement usés, ou troués profondément.

En une bonne journée l’on peut parcourir 500 kms maximum, il n’y a pratiquement pas d’autoroutes, beaucoup de camions avec remorques y circulent, chacun fait de son mieux pour rouler, les camionneurs en général se serrent bien et nous informent si l’on peut les doubler.

Par contre même avec  camion et remorque, la conduite est sportive et la grande spécialité est la queue de poisson pour se rabattre. En arrivant sur Brasilia, il y a plus de voitures et il faut être très vigilant à toutes sortes de manœuvres, il semble y avoir dans chaque conducteur une part d’Ayrton Sena.

 

La campagne est très belle, toujours vallonnée et arborée, d’immenses prairies avec d’importants bétails alternent avec des cultures très diversifiées et aux superficies impressionnantes, nous avons pu identifier : mais, sorgho, mil, canne à sucre, soja, coton.

  

DSCN0391_331.JPGLa cathedrale de Brasilia et ses 4 cloches cote droit

 

 

DSCN0396_336.JPG l'interieur de la cathedrale\ 

 

BRASILIA, capitale du 21 ème siècle, prévue  pour 400 000 habitants en compte 2 400 000  maintenant.

 

Depuis, autour d’elle, se sont greffées 29 villes satellites.

 

Jusqu’en 1960, c’était ici le bout du monde dans une région pauvre, peu peuplée. Le lieu fut choisi symboliquement pour démontrer la volonté du gouvernement de développer toutes les régions du Brésil en intégrant les plus défavorisés.

Mais aussi pour décongestionner la cote surpeuplée.

 

Au commencement les bulldozers et les sacs de ciment ont été  parachutes, des milliers de km2  défrichés et un lac artificiel de 42 kms de long fut  crée.

 

En 4 ans la ville fut construite, par des millions de paysans pauvres du nord-est travaillant sans relâche 24/24 heures.

Pour ce faire,  il y a eu  3 chefs d’orchestres célèbres : 1 urbaniste (Lucio Costa), 1 architecte (Oscar Niemeyer), 1 paysagiste (Roberto Burle Marx).

 

La capitale est reconnue depuis 1987, comme un exemple du mouvement moderne en architecture et urbanisme, elle est  inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Mais il fallut emprunter considérablement sur les places internationales et la dette brésilienne augmenta d’une façon phénoménale.

 

DSCN0392_332.JPGVue du ciel, la ville ressemble à un avion tourné vers le lac artificiel.

 

-         Dans le fuselage sont concentrés tous les monuments et palais gouvernementaux.

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 Dans le DSCN0399_339.JPGcockpit on trouve le Palais du Congrès et le Palais de justice ainsi que la Praiça des 3 Poderes (place des 3 pouvoirs, judiciaire, législatif, et exécutif.)

Le sénat et la chambre des députés, bâtiments collés l’un a l’autre et 2 immenses bols l’un tourné vers le ciel  symbolisant le sénat, l’autre retourné, la chambre des députés.

 

Bon, on vous laisse méditer là- dessus !

 

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 Dans les ailes, des îlots d’immeubles résidentiels (quadras ou super quadras.)

 

Il nous faudra encore quelques jours et 1600 kms, pour arriver sur la cote est dans l’état de Bahia  à Salvador.

 

SALVADOR DE BAHIA (2.400.000 hab. et capitale de l’état.)

  DSCN0405_345.JPG

 

 

Pour situer l’ambiance et les origines de cette ville, il faut rappeler que c’est en 1501 que le premier navigateur entra dans une baie qui fut baptisée « Baia de Todos Santos », baie de tous les saints.

 

Les portugais dans un premier temps préférèrent se fixer plus au sud dans ce qui est le site actuel de Sao Paulo. Ce n’est qu’en 1549 que le gouverneur général retourna dans  la baie pour y fonder Salvador qui devint alors la capitale du Brésil.

Pour exploiter ces nouvelles terres, on développa la culture de la canne à sucre et du tabac qui furent rentables grâce à de bonnes conditions naturelles.

Mais ces cultures nécessitaient beaucoup de main-d’œuvre. Tabac et sucre étaient exportés, tandis que l’on importait des esclaves et des produits de luxe européens.

 

Pendant 3 siècles Salvador devint le cœur économique du Brésil, dont le développement s’appuya sur la déportation massive d’esclaves noirs (plusieurs millions), qui étaient une monnaie d’échange entre les négriers et les rois africains.

 

Tout ceci pour expliquer que la ville est la plus africaine des villes du Brésil.

 

 

 

 

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 Pleine  de contrastes, avec un centre historique superbe fait d’un ensemble de maisons coloniales et de

 

 

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riches églises en tous genres, véritable musée à ciel ouvert, ces édifices accueillent aujourd’hui des centres culturels ainsi qu’écoles de musique et danse, car la musique est ici partout.

A coté de tout ceci, il y a  un bon nombre d’immeubles délabrés aux façades délavées  et rongées par l’humidité ambiante. Le climat y est de type tropical humide.

 

Pour nous permettre de découvrir cette ville durant quelques jours, nous avons trouvé un stationnement au centre de la ville basse, sur le parking fortement gardé de la marina.

Prés des magnifiques voiliers, notre « Petite France » cotoie les grosses berlines noires des riches Bahianais sans que cela l’impressionne.

C’est une véritable chance pour nous que cet endroit, avec tout prêt un ascenseur qui nous monte 75 mètres plus haut dans la ville haute.  

 

 

 

 

 

Par Leclerc
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 18:49

Après la visite du centre de Santa Cruz, ville moderne et aux rues suffisamment larges pour circuler, nous prenons la route en direction du Brésil encore éloigné de 800 kms.

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Cette route nous permet de visiter l'un des 2 complexes des missions qui existent encore dans la Bolivie actuelle.

 

DSCN0322_263.JPGCet ensemble fut fondé par le missionnaire suisse, Martin Schmidt à partir de 1740, architecte et musicien, ayant obtenu des rois d'Espagne et du Portugal le droit d'évangéliser les indiens, les missionnaires arrivérent au début du 18 ème, ils étaient issus des familles bourgeoises européennes, élite de l'église catholique, ils durent s'habituer à un nouveau mode de vie dans la forêt avec les indiens pas mal réticents à la sédentarisation. Ils créerent alors un empire qui couvrait plus de 2 millions de km2.

 

 

 

DSCN0317_258.JPGCes républiques de "DIEU" étaient orgnisées militairement pour se défendre des "bandeirantes", les marchands d'esclaves. Le village ne devait être ni trop loin ni trop pès des rivières. Les maisons étaient séparées par des jardins. L'église étant au centre avec l'école.

Mais le pape,  rois d'Espagne et Portugal, mirent fin à ce qu'il considéraient comme une entrave politique et idéologique,  que  constituaient les missions.

Ceci pour faire tranquillement la mise à sac de ce continent.

 

C'est donc un simple traité qui mit fin à ce modèle social- communautaire.  

 

Le circuit de ces magnifiques églises terminé, nous reprenons la piste déjà commencée depuis 170 kms.

 

Il faudra en ajouter encore plus de 300 pour arriver à la frontière brésilienne. La route est sous le contrôle des militaires et de la police antidrogue, mais cela n'empêche aucunement les trafics en tous genres. 

 

Cela nous fait tout drôle de déboucher au Brésil, grand comme 16 fois la France, par une aussi petite porte qu'est la méchante piste par laquelle nous sommes arrivés. Nous sommes dans l'état du Mato Grosso, far west brésilien.

 

Nous retrouvons le goudron et c'est seulement 100 kms plus loin, à Cacéres (65000 hab), que nous pourrons faire les formalités d'immigration et d'autorisation de circuler pour le véhicule. L'office de tourisme nous autorise à passer notre première nuit sur leur parking gardé.

 

Nous avons ici un problème de communication, car la langue nous échappe complètement, mais grâce à la bonne volonté des brésiliens, nous avons réussi à régler la presque totalité de nos soucis.

 

Le jour suivant nous prenons la direction du Pantanal nord quelques centaines de kms plus loin.

 

 

LE PANTANAL :

 

C'est une immense plaine, inondée environ 6 mois de l'année, d'octobre à Mars.

Elle a la dimension de la moitié de la France et se partage avec la Bolivie et le Paraguay(1/3 pour ces 2 pays).

 

Pendant la saison des pluies, la piste qui y rentre sur 150 kms à l'intérieur est impraticable, il fait 40° et les moustiques pullulent.

 

Le reste de l'année, les eaux qui ont monté de 3 mètres se retirent en partie, en laissant partout des zones marécageuses et ce sont maintenant les poissons qui pullulent. L'on peut y découvrir des centaines d'espèces d'oiseaux, reptiles et mammifères.

 

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Le plus célébre échassier étant   le "TUIUIU" ou Jabiru, 

(1mètre de haut).

 

C'est l'enblème du PANTANAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0367_305.JPGNid de TIUIU et Papa ou Maman surveillant sa progéniture! 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0356_296.JPGParmi les rencontres les plus étonnantes que nous avons eues, on peut nommer le "Capibara", le plus gros rongeur du monde, environ 30 kgs à l'age adulte, que nous avons croisé souvent en bande et nous avons pu suivre la baignade de tout ce petit monde. 

 

 

 

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DSCN0376_313.JPGToute cette agitation n'altère pas le flegme des "Jacarés" (caimans), qui surveillent leur proie dans ou près des mares d'eaux. Eux aussi parfois encombrent la piste par bande.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0379_316.JPGSans parler des martins-pécheurs, aras, cerfs, fourmilliers,oies sauvages,hérons en tous genres, etc... etc...

 

Rien que sur cette piste, il faudrait des jours et des jours pour explorer chaque point d'eau, le spectacle y est permanent et phénoménal !!!!!!!

 

Nous y sommes restés 3 journées et nous comptons nous déplacer de quelques centaines de kms pour tenter de voir des foumilliers que nous n'avons pas rencontrés à cet endroit.

 

Le Pantanal est aussi une des meilleures région de pêche au monde avec une incroyable diversité de poissons, dont une vingtaine d'espèces de "Piranhas" herbivores. Il arrive que des pêcheures de la région attrapent au lasso  des poissons de 80 kgs.

 

Alors si le coeur vous en dit !!!!!!!

Par Leclerc
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 16:47

DSCN0272_214.JPGLe dimanche 2 mai au matin, nous sommes prêts pour la grande traversée de LA PAZ pour nous diriger vers le lac TITICACA.

La chance nous sourit, nous montons avec nous un local qui va en ville, c’est ravis qu’une heure plus tard nous sommes la haut à 4000 mètres de l’autre coté de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous stoppons à une station service pour faire le plein, une pompiste nous fait savoir que 20 kms plus loin il y a un « BLOCEO » depuis 7 jours.

 

 BLOCEO : En Bolivie, il ne se passe pas une semaine sans qu’une barricade empêche la circulation sur une route. Ce n’est pas parce que les boliviens refusent comme en France de remettre en cause leurs « avantages acquis » car ils n’ont « aucun avantage acquis ». - l’électricité augmente = un bloceo - Les entreprises étrangères refusent de payer des impôts alors qu’elles exploitent outrageusement les ressources du pays = un bloceo. A tel point que parfois cela frôle la guerre civile. Pour notre cas c’était un problème d’ordures ménagères, et ils n’ont pas tort, car partout dans le pays, s’entassent des montagnes d’immondices, en villes au milieu des rues et aux entrées de villes.

 

DSCN0276_218.JPGUn peu déconfits, nous décidons d’une excursion, en espérant que le problème sera réglé à notre retour. Mais il nous faut refaire la traversée de la ville dans l’autre sens, avec les repères de l’aller cela ne s’est pas trop mal passé, c’est vers midi que nous prenons la route de COROICO.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0278_220.JPGCOROICO est à 120 kms de LA PAZ et c’est tout d’abord une transition entre l’altiplano et les basses terres amazoniennes, mais aussi une vertigineuse descente d’un col à 4500 mètres à 1300 mètres et une remontée sur un piton à 1800 mètres.

Le paysage minéral fait place à une végétation qui petit à petit prend des allures de forêt vierge, on y cultive quantité de fruits et de légumes qui alimentent les villes de l’altiplano, melons, mangues, papayes, bananes, café et aussi la coca qui est ici un culture millénaire qui existait bien avant les narcotrafiquants.

La montée au village se fait par une piste et nous n’avons pu garer le véhicule que sur la place du village, seul endroit plat et large. Nous y passerons la nuit.

 

Le retour et la traversée à nouveau de LA PAZ, fut presque parfait, à part des sens uniques qui nous ont fait circuler dans des rues étroites et où le véhicule y passait au millimètre.

 

 Nous reprenons la route vers le lac TITICACA, nous nous informons, on nous dit que cela passe. Mais quelques kilomètres plus tard, la circulation est bloquée dans un village très étendu. Nous allons aux informations, un indien qui se rend dans un village de l’autre coté du barrage, se propose de nous guider pour contourner le « blocéo » par d’autres chemins. Ce furent 2 heures épiques par des chemins impossibles, avec des minis barrages montés à la hâte par des habitants locaux et solidaires. Notre guide palabre avec eux, on retire les pierres ou poteaux en travers du chemin, parfois, on nous lancera des pierres et pour terminer on passera à travers champs.

 

DSCN0314_255.JPGArrivés au détroit de Quitino, 40 kms avant Copacabana notre destination, il nous faut traverser sur de grandes barques plates. Le prix demandé nous parait exorbitant, comme nous ne voulons pas payer, de l’autre coté cela se terminera à la capitainerie, le batelier a baissé son prix, mais au retour quand nous paierons à nouveau le passage, nous constaterons que nous avions payé encore trop cher. C’est de nuit que nous arriverons à Copacabana où nous dormirons sur les bords du lac. Ce fut une chaude journée !

 

 

 

Nous apprendrons le lendemain matin que le barrage a été définitivement levé.

 

DSCN0283_225.JPGNous longerons le lac TITICACA pendant environ une heure avant d'arriver a COPACABANA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0313_254.JPGCOPACABANA, en dehors de sa situation sur le lac TITICACA est surtout connue comme site précolombien et catholique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0295_236.JPG Sa cathédrale abrite dans une chapelle séparée la vierge de COPACABANA patronne de la BOLIVIE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0290_231.JPGNous avons assisté à une curieuse cérémonie qui est la bénédiction des voitures devant la cathédrale à grand renfort de goupillon et de seau d’eau bénite. Tout y passe, moteur intérieur et extérieur, chauffeur et passagers, puis le tout est arrosé à la bière par les occupants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0307_248.JPGNous faisons une excursion sur l’ile du soleil (Isla del sol), qui abrite plusieurs sites précolombiens, c’est ici que selon la tradition orale, le dieu soleil s’est réfugié lors du « Chamag Pacha », le temps du déluge et de l’obscurité. Les habitants de l’île vivent en auto suffisance et sont autonomes par rapport au gouvernement central, grâce à la culture des petits pois, pommes de terre et quinoa (qui ne se cultive qu’entre 3500 et 4000 mètres).

 

 

 

 

 

 

Puis nous reprendrons la route vers l’est où nous tournerons le dos à l’altiplano, il nous faudra une petite journée pour redescendre de 4000 mètres à 300 mètres par une route encombrée de camions qui assurent le transport des produits venant des plaines vers les montagnes, avec en prime la traversée de la ville de Cochabamba, la troisième du pays 600 000 ha.

La traversée se fait par le centre ville en passant par le milieu d’un immense marché et d’une circulation anarchique, la aussi il nous faudra demander plusieurs fois notre chemin car comme partout il n’y a aucune signalisation en ville, la boussole nous aide à savoir, si l’on se dirige dans la bonne direction. La route est asphaltée mais souvent en alternance, parfois pavée, parfois pleines de trous et cela s’améliorera une centaine de kilomètres avant la ville de Santa Cruz (1300 000 ha.).

 

Nous pouvons faire une halte bienvenue dans un espace de loisirs réservé aux adhérents de l’automobile club de Bolivie, première vraie escale depuis 3 semaines, où nous retrouvons les activités traditionnelles de nettoyages en tous genres.

Par Leclerc
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 16:54

 

Depuis Potosi nous avons retrouvé le goudron, nous sommes sur un axe nord/sud,  de la frontière péruvienne en passant par La Paz, Oruro, Potosi et Sucre.

 

150 kms séparent Potosi de Sucre, nous nous rendrons donc jusqu’à cette ville surnommée « la ville blanche ».

DSCN0212_155.JPG En route les vues du haut des cols sont toujours aussi fantastiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUCRE : nous sommes  à 2800 mètres,  entre les rigueurs de l’Altiplano et la chaleur orientale. Ici donc, le climat y est très agréable.

 

DSCN0227_169.JPGLa ville est considérée comme une des plus belles d’Amérique latine.

 

Profitant de l’exploitation des mines d’argent réquisitionnées aux espagnols la bourgeoisie créole, accumulant les richesses, a reproduit dans ses demeures et espaces publics le style européen du XIX siècle.

En concurrence avec La Paz qui se développa à grande vitesse, elle perdit peu à peu de ses pouvoirs et petit à petit le pouvoir politique s’installa à La Paz.

 

 

 

Capitale délaissée, elle ne se modernisa plus.

Elle reste maintenant un peu figée comme une carte postale du XIX ème, ceci pour notre plus grand plaisir.

 

DSCN0215_158.JPGSon marché central, est très animé et coloré et l’on y a pu y faire nos achats, comme chez nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0223_166.JPGSes églises et autres édifices sont la mémoire de l’apogée de l’argent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce qui nous a le plus impressionné, nous l’avons découvert dans la chapelle de la vierge de la Guadeloupe, jouxtant la cathédrale.

 

DSCN0224_167.JPG.

DSCN0270_212.JPGLa vierge patronne des indiens a été dessinée sur une plaque d’or de 1 cm d’épaisseur, ouvrage le plus somptueux de toute l’Amérique. En 1784 un joaillier y ajouta une plaque d’argent.

En relief la chasuble est un don de Charles Quint, enrichie au fur et à mesure par les fidèles qui lui ont ajouté un nombre considérable de pierres précieuses, pas moins de 27 000 perles fines, 19 000 diamants, 8 000 rubis et un nombre important d’émeraudes, topazes etc. d’une valeur estimée à 35 millions d’euros

 

Chaque année le 8 septembre elle est sortie en grande pompe et est promenée dans les rues de la ville.

 

Parfois, on parle de vendre ce trésor pour payer les dettes de La Bolivie, vu la ferveur des fidèles, nous ne pensons pas  que cela se réalisera.

 

 

 

 

TARABUCO :

 

Après la découverte de Sucre, et à 65 kms nous nous rendons au marché dominical de TARABUCO, cette petite ville est réputée dans toute la Bolivie pour les richesses de son folklore : habits traditionnels et danses d’origine Inca.

DSCN0243_185.JPGLe marché s’étale dans une bonne partie des rues de la ville, jusqu’aux faubourgs où stationnent les camions remplis de marchandises et qui portes ouvertes font office de boutiques.

 

DSCN0253_194.JPGLes indiens YAMPARAS et TARABUCOS arrivent des villages environnants par camions ou à pied. Ils ont des chapeaux différents selon les villages, certains portent le « montera » en cuir noir et qui rappelle  étrangement les casques de fer portés par les conquistadors espagnols.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0254_195.JPGLes femmes portent le « joq’ullu », chapeau en laine avec des perles de couleur sur le front, tous portent des sandales en pneus recyclés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0265_207.JPGVERS LA PAZ

 

Nous faisons demi tour maintenant pour remonter la route vers le nord qui nous mènera à La Paz, encore quelques montées et descentes, quelques cols à franchir et nous voici sur un immense plateau  cultivé de près de 300 kms  avec en pointillés des villages çà et la.

 

L’arrivée à LA PAZ  n’est pas simple  et l’on préfère ne pas vous parler de la manière dont nous avons pu trouver notre stationnement.

L’agglomération en fait est constituée  de 2 villes LA PAZet El ALTO où se trouve l’aéroport dit 4 X 4. (à  4000 mètres et 4000 mètres de piste).

 

En haut c’est une gigantesque cité dortoir de paysans ayant quitté leurs villages. Cette plaine aride et froide accueille la majeure partie des démunis de LA PAZ, 500 mètres plus bas, dans une cuvette c’est le centre ville, puis encore 400 mètres plus bas c’est la « zone sud », celle des quartiers chics.

 

Mais tout autour c’est le cadre naturel des plus beaux du monde, pas moins d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000 mètres.

 

Après être resté 3 jours dans cette ville chaotique et pas du tout faite pour nos véhicules, dimanche 2 mai, nous allons essayer d’en sortir pour nous diriger vers le lac TITICACA, coté bolivien bien sur.

 

 

 

 

Mais auparavant, malgré la mondialisation qui envahit cette ville, nous vous renvoyons l’image  de ces indiennes bien en chair et chapeau haut de forme que nous avons croisées en bon nombre durant notre séjour à La Paz.

 

 DSCN0269_211.JPGDSCN0267_209.JPG

 

 

 

Par Leclerc
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /2010 22:23

 Nous consacrons aujourd’hui, nos nouvelles uniquement centrées sur la ville de POTOSI (150 000 h), que nous avons arpentée et visitée ces derniers jours.

 

 

 

DSCN0176_118.JPG 

La ville a été bâtie sur une des pentes du CERRO RICO (la montagne riche),

 

 

 

 Quoi que l’on fasse, l’on ne peut que monter ou descendre ses rues et ruelles. Celles-ci ne sont volontairement pas toutes perpendiculaires, ceci pour couper le vent qui y souffle l’hiver, car l’on est ici à 4100 mètres.

 

 

 

DSCN0184_126.JPGLes indiennes avec leurs chapeaux, dont certains sont hauts de forme, leur donnent un certain chic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’origine vers 1545 c’est un indien qui indiqua aux conquistadors espagnols la présence de cette montagne.

 

Celle-ci se révéla une mine si extraordinaire que Charles-Quint dix plus tard l’éleva au rang de ville impériale.

 

Ce fut l’eldorado pendant 4 siècles. Le centre de l’Espagne coloniale.

 

 Des centaines de caravanes de lamas y apportaient les produits les plus fous et ces mêmes caravanes repartaient vers les ports de Buenos-Aires et Arica (Chili) chargées de milliers de lingots d’argent.

La ville comptait à cette époque plus d’habitants que Paris ou Londres. Durant cette période, la production est évaluée à 40 000 tonnes d’argent.

 

 Exploitation du Cerro Rico en 3 étapes:

1 - Durant la conquête, les espagnols exploitèrent principalement le centre de la montagne, là où se trouvait l’argent le plus riche.

 

2 – Puis après l’indépendance l’état prospecta le tiers supérieur afin d’extraire de l’étain.

 

3 – En 1980 et à la fermeture des mines d’étain devenues non rentables, l’état s’en débarrassa en confiant la gestion aux coopératives de mineurs. Ceux-ci exploitèrent alors le tiers inférieur.

 

 Aujourd’hui et selon les informations recueillies sur place, seulement 45 % de cette énorme richesse a été exploitée Récemment il été découvert de nouvelles réserves d’argent et de zinc « sous » le Cerro Rico, mais il faudrait raser la montagne pour accéder aux sous sols et faire une gigantesque mine à ciel ouvert.

Le dilemme tient maintenant entre exploitation et monument, car cette montagne est sacrée pour les indiens. Richesse évaluée à 25 milliards d’euros, ce qui représente plus de 6 années de produit intérieur brut de la Bolivie.

 

Alors POTOSI, n’a peut-être pas fini de parler d’elle !

 

La ville est aujourd’hui un peu hors du temps, mais il ne faut surtout pas oublier que se ses richesses ont eu des conséquences énormes en Europe,

Le paradoxe est qu'Espagne et Portugal vivant des rentes des matières premières,  se sont progressivement appauvries en dépensant toutes ces richesses à tort et à travers et ce sont les autres nations européennes fournisseurs de la couronne espagnole  qui ont dopé leurs exportations vers ces pays.

 L’Europe n’aurait pas connu autant d’avancées sans l’argent de Potosi.

 

 

 

DSCN0172_137.JPG Sur place avec toutes ces richesses, furent construits pas moins de 33 églises et couvents.

 

 

 (Eglise San Lorenzo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De ces trésors coloniaux se dégagent :

 

DSCN0197_142.JPG LA CASA DE LA MONEDA, endroit où l’on frappait les monnaies. La réglementation imposait que le quart de la production devait être converti en pièces d’argent.

 La construction de cet imposant édifice dura 30 ans. Investissement 1 142 000 pesos, rentabilité ILLIMITE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans la salle des laminoirs, les machines en bois réalisées au 18 ème en Espagne, furent apportées à Potosi depuis Buenos Aires à dos de mules en 14 mois de voyages. Elles servaient à laminer,  lingots d’or venant du Pérou et d’argent, elles fonctionnaient comme des horloges, axes et engrenages sont en chêne vert, le bois le plus résistant d’Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0203_203.JPG

 LE COUVENT DE SANTA TERESA,  nouvelle merveille de la ville, 30 salles nous apprennent tout sur l’art colonial et le mode de vie des novices de l’époque.

 

C’était toute une organisation militaire pour que les soeurs puissent y vivre en  autarcie et dans un huis clos total.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN0206_150.JPGLa chapelle fait apparaître un plafond doré à la feuille d’or, et partout c’est un concentré d’or et d’argent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces sœurs de l’ordre des carmélites étaient issues de la riche noblesse d’Espagne et la dot de chacune équivalait à 5000 euros.

 

 

 

 

Les revers de la médaille.

 

 La Bolivie a produit des richesses pour le reste du monde, mais elle n’a pu que regarder celles-ci s’échapper dans les cales des navires en restant les mains vides.

 

 Le plus terrible a été le génocide des 6 millions d’indiens et noirs importés d’Afrique. Enrôlés de force dans les mines, les indiens n’avaient que des feuilles de coca à mâcher. Il reste aujourd’hui 6 000 mineurs qui continuent à travailler dans des conditions de dureté inimaginable pour notre époque. Comme leurs prédécesseurs ils survivent avec la coca et l’alcool à 96° coupée au jus d’orange.

 

Cette ville restera pour nous un temps fort de ce voyage.

Par Leclerc
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /2010 23:26

 

Après un dernier passage chez le concessionnaire Mercedes de Cordoba, nous retraversons les provinces du nord ouest argentin décrites dans notre voyage de l’an passé.

 

Nous passerons aussi quelques jours dits « techniques » (lessives, approvisionnement etc.) à Salta et prendrons ensuite la route de la Bolivie.

 

De Salta (1600 m) à la frontière bolivienne (3600 m), nous entrons à nouveau dans les Andes.

Nous savons que pendant un certain nombre de jours nous resterons entre 3600 et 4000 m.

 

BOLIVIE

 

Superficie 2 fois la France – 9 millions habitants – capitale Sucre

Un des pays les plus pauvres d’Amérique latine

 

Arrivée

 

Nous nous présentons au poste frontière Argentine/Bolivie à 9 heures le matin, mais manque d’intuition de notre part, le poste de douane n’ouvre qu’à 10 heures.

 

Frontiere-bolivie_085.JPGCela nous permet de suivre le cheminement incessant des passeurs boliviens venant s’approvisionner en gros à dos d’homme, en Argentine. Cette contrebande semble être tolérée chaque jour jusque 13 heures.

 

Nous verrons arriver les douaniers seulement à 10 heures 30 et ce n’est qu’à 12 heures que nous terminerons les formalités.

 

AMBIANCES

 

Les douaniers argentins suivent les matchs de foot sur leurs téléviseurs, pendant que leurs collègues boliviens écoutent de la musique andine sur leurs radios.

 

Le village frontalier bolivien est très animé, mais dés que l’on quitte celui-ci, c’est l’aventure qui commence.

 

Une corde tendue au travers de la route, nous fait savoir qu’il faut s’arrêter. Un policier nous intime l’ordre de nous diriger vers une baraque, qui fait à la fois poste de péage et de police. Des lits sont installés, une cuisine et aussi dans un coin un autel.

 

Coté péage, une quinzaine de carnets de différents tarifs permettent  au préposé de calculer son prix en fonction de la destination que nous lui indiquons. Puis coup de tampon sur les tickets par la police et enregistrement de toutes nos coordonnées  dans un grand livre y compris la couleur du véhicule

Encore un  coup de tampon avec en prime une tentative d’extorsion  de quelques bolivianos (monnaie du pays), que nous refuserons avec un grand sourire.

La corde se détend  et nous entrons sur la piste.

 

En route

Un route goudronnée est en construction, et sur 200 Kms, ce ne sont que déviations, trous, montées raides, ornières, traversées de rivières, etc. sur cette piste on ne croise que camions et bus et chaque fois un nuage de poussière nous envahit.

Il nous faudra 1 jour et demi pour parcourir les 300 Kms qui nous mèneront à Uyuni.

Pour les traversées de villes pas ou peu de signalisation et il faut à chaque fois  questionner les locaux pour être sur que nous avons pris la bonne piste.

 

En route, avant la nuit, nous nous arrêterons  dans un minuscule village où un villageois nous autorisera à stationner sur une petite plateforme près de sa maison.

 

Le matin à notre départ toute la famille sera sur le pas de la porte pour nous saluer.

 

Nous distribuerons petits bracelets pour les filles et cartes postales pour les parents.

 

 Sur l’Altiplano

 

vers-uYuni_088.JPG

 

 

 

Vue sur le bourg d'ATOCHA

 

 Atocha_095.JPG

 

 Village  andin 

 

Village bolivien092

 

 

Maintenant et comme à l’habitude les paysages de l’Altiplano sont grandioses, nous franchirons plusieurs fois des cols à plus de 4000 mètres, parfois en première à cause du mauvais état de la piste.

Nous y croiserons beaucoup de troupeaux domestiques de lamas, ânes, moutons et vigognes. 

 

 

Uyuni (3658 m)

 

L’arrivée sur Uyuni passe par la décharge publique en plein désert.

 

L’entrée se fait par des rues défoncées et chaotiques, seules les rues du centre sont pavées. 

 

Cette ville majoritairement indienne, fut un important centre ferroviaire et il reste encore un cimetière de locomotives à vapeur.

Ville du far West, c’est ici le point de départ vers des paysages les plus extraordinaires d’Amériques du sud.

La gare toute neuve voit passer 3 à 4 trains par semaine et aussi un bureau de poste tout droit sorti des aventures du Pony express.

 

Le salar d’Uyuni

 

C’est le but de notre visite par ici.

 

Extraction-du-sel107.JPGA 20 Kms à Colchani, c’est une des portes d’entrée du salar.  Ici, les boliviens  exploitent le sel pour tout le pays. Se sont construits aussi palais et maisons de sel, constitués de blocs découpés et les intérieurs, tables, chaises etc., tout est en sel.

 

Le diamètre moyen du salar est de 100 Kms

L’épaisseur moyenne est de 120 m. en alternance de couches de sel d’environ 12 m. et de couches de sédiments. Mais on évalue à plus de 450 m. son épaisseur réelle

Les rivières accumulent dans le salar des eaux charriées en minéraux et sédiments. (Le sel du salar est exogène). La phase de réchauffement entraîne l’évaporation des eaux, le sel en grande quantité se dépose. Puis un nouveau cycle recommence.

 

Sous cette croûte de sel, se trouve « un nouveau Potosi », car c’est ici la plus grande réserve  de lithium au monde qui intervient dans la construction des avions, des satellites et piles électriques.

 

Ile-Incahuasi113.JPGEn attendant l’on peut rouler sur le salar et partir y visiter des îles plantées de cactus. Du haut de celles-ci l’on peut admirer, l’immense étendue blanche entourée de sommets qui culminent à plus de 6000 mètres. .

 

Auparavant et jusqu’en 1960 des caravanes de lamas le traversaient  en 2 ou 3 jours. Les marches se faisaient souvent de nuit pour éviter les réverbérations du soleil, pendant la journée les caravaniers portaient des pièces  de tissu noir sur les yeux, les lamas eux, portaient des chaussons de cuir. Cette traversée évitait aux caravanes le franchissement de la cordillère des Andes.

 

Nous quitterons cette immense cuvette et repartirons  vers l’est  à l’assaut de cols à franchir à nouveau  par une rude piste de 200 Kms qui nous mènera jusqu’à POTOSI, la ville impériale.

 

Nous stationnons presque au centre ville dans la cour pavée d’un hôtel

Par Leclerc
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /2010 17:37

Entre-Rios-2.JPG 

Voici les premières nouvelles de notre troisième séjour en Amérique du sud.

 

Après 14 heures de vol, quelques12.000 Kms parcourus depuis la France  et 7 mois et demi d’absence nous atterrissons comme prévu  à Montévidéo, qui s’est doté entre temps d’un nouvel aéroport.

 

Le patron où nous avons mis notre véhicule en pension, nous réceptionne à l’aéroport,

 

La température est bonne (26°), mais l’après midi et jusqu’au lendemain matin, nous subissons de grosses pluies. Après nous être occupé de l’approvisionnement, nous  tentons de remettre en route les alimentations électriques solaires. Mais c’est le noir le plus complet, pas d’eau, de frigo d’électricité etc.

 

Ce qui nous fait dire qu’il ne faut jamais s’arrêter  de voyager !

 

Le  lendemain le soleil est revenu, avec lui les panneaux rechargent la batterie  et dans la matinée tout revient dans l’ordre petit à petit. A part une soupape de sécurité qui vide les réserves d’eau à tort et auquel nous y avons fait un petit pansement, tout est en ordre de marche. Nous prenons la direction d’une source thermale  ce qui  permet  à nous aussi  de recharger nos batteries pendant une semaine.

 

Après le passage de frontière  Uruguay/Argentine en franchissant à nouveau le fleuve Uruguay, nous prenons la direction de Cordoba., cette fois-ci nous allons longer sur une petite portion le rio Parana, le plus long  fleuve d’Amérique du sud après l’Amazone.

 

Nous faisons un arrêt à Rosario,  ville de plus d’un million d’habitants. Les bateaux venant de l’océan remontent jusque là.

A l’origine c’est d’ici que les agriculteurs venus d’Europe débarquaient.

Et jusqu’en 1960, elle eut une importance considérable dans les exportations agricoles du pays ainsi que pour le marché du bœuf dont elle avait des liaisons étroites  avec celui de Chicago.

 

Nous sommes en période de fêtes de Pâques l’activité des argentins cesse du jeudi au dimanche. La révision du véhicule prévue à Cordoba, attendra donc la semaine suivante

Nous passerons ces journées auprès de nos amis argentins qui habitent au nord de la ville.

 

DSCN0120_067.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Comme l’an passé,  c’est en plus la période des anniversaires, bonne occasion pour faire la fête avant, pendant et après.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Nous ne tarderons pas à reprendre la route par un chemin à  peu prés identique à celui de l’an passé vers Salta dans la province du même nom et gagner ensuite la Bolivie.

 

 

Par Leclerc
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 18:03
 

Nous mettons en ligne  en même temps que cet article 3 albums photos
- 1) les marchés d'équateur.

- 2) Maisons coloniales de Cuenca
- 3) fête de la San Pedro à Riobamba

Egalement un morceau de musique folklorique andine.


Après CUENCA, nous prenons la direction Nord jusqu'au site inca de INGAPARCA à 3200 m., site le plus important d'équateur édifié comme à l'habitude dans un environnement grandiose.









 

Ce qui étonne c'est que nous allons voir tout au long de ce voyage, sur le haut plateau andin, en plus des vallées, les montagnes habitées et cultivées, parfois jusqu'aux sommets.

 Les habitations sont disséminées un peu partout et les villages, sont des lieux où chaque semaine des marchés locaux ont lieu.

Viennent alors d'un peu partout ces montagnards pour vendre ou acheter, en majorité indiens.

Nous avons rencontré plus d'indiens authentiques ici, qu'au Pérou.

 

Les marchés d'animaux sont très spectaculaires, avec les va et vient des bêtes, vendeurs et acheteurs. Cela se traduit par d'intenses négociations, avec l'argent donné au vendeur et rendu  a l'acheteur si le prix ne convient pas .

 

Sur cette épine dorsale andine, qui nous a mené jusque QUITO la capitale, nous n'avons pas eu un temps extraordinaire et notre grande déception a été de ne pouvoir admirer les volcans qui jalonnent cette route. Nous avons même abandonné plusieurs circuits pour cette raison. Parfois, pluie et brouillard ont été au rendez vous.

 

Notre appareil photo numérique  est également tombé en panne, donc plus d'images pour la fin du voyage .Nous avons hésité à en acheter un sur place, nous avions déjà eu le cas une année au Mexique, mais suite à un incident, en France, ils n'ont pas voulu le réparer, sous prétexte qu'il avait été acheté au Mexique !

 

Prés de Quito, nous sommes allés sur la ligne théorique de l'Equateur « LA MITAD DEL MUNDO ».

Cet endroit symbolique a donné lieu de 1736 à 1743 à une expédition de savants français demandée par l'académie royale des sciences. Cette équipe dirigée par Charles Marie de La Condamine accompagnée de 2 savants espagnols avait pour but de mesurer la terre.

 

Durant ces années, ils purent mesurer 1 degré d'un arc de méridien terrestre,  environ 345 kms, soit du Nord de Quito au sud de Cuenca. Cette mission, malgré les nombreuses difficultés rencontrées, a accompli une véritable prouesse.

 

Ils n'étaient pas loin de la vérité, car la véritable ligne de l'Equateur se situe 300 métres au Nord de cette ligne.

On en a conclu que la terre n'était pas tout à fait ronde, aplatie aux pôles et bombée sur la ligne de l'Equateur..

 

Cela a permis de finaliser une véritable invention française et de définir une unité de longueur naturelle « LE  METRE » soit le dix millionièmes  du quart du méridien terrestre. Homologuée en 1791, cette longueur va devenir universelle, seuls les anglo-saxons ont encore du mal à abandonner leurs « pouces » « pieds » et « miles »

Cela a également révolutionné nos échanges, chaque région de France possédait son propre système : en Bretagne, on mesurait en perches, à Marseille en palmes, à Paris en pieds ailleurs encore en toises, en pouces, en lignes, en brasses, en coudées, en empans, ... Il en est de même pour les mesures de masse où la livre était par exemple plus légère à Toulouse qu'à Strasbourg !!!

 

Dernière petite histoire sur ce sujet et non des moindres, à quelques centaines de métres de là un petit musée situé sur la véritable ligne d'Equateur nous apprend que les « QUITU-CARAS » qui vivaient là bien avant les Incas avaient déduit la position de la ligne par celle des astres, mais le but n'était pas le même puisque pour eux c'était d'être le plus prés du dieu soleil !

 

Notre route nous mène ensuite à la capitale QUITO, plus de 3 millions d'habitants, après avoir trouvé un stationnement sur pour plusieurs jours, nous partons à la découverte  de cette capitale située à 2850 mètres ce qui en fait la 2ème capitale la plus haute du monde après La Paz en BOLIVIE.

Les maisons sont agrippées aux collines, les rues en pente sont impressionnantes. Ici il ne reste pratiquement plus de traces des Incas, qui avaient construit leurs temples à la place de l'actuelle place centrale, mais ils préférèrent détruire la ville au moment de l'arrivée des espagnols. 

 

Dans ce vieux Quito, le temps passé ne fût pas de trop, car il regorge de rues animées, de petites et grandes places, musées, monastères, un véritable feu d'artifice de richesses, d'histoires où l'on parle de trésors et d'or, et le plus époustouflant fut la visite de la « Compania » qui serait  l'église la plus couverte d'or  du pays, portes, colonnes, retables, autels, tout a été passé à la feuille d'or, pas moins de 7 tonnes  ont été utilisés.

 

Nous changerons d'hémisphère pour nous rendre à OTAVALO  au nord de Quito, ancien carrefour d'échanges de biens  depuis l'époque pré-inca, la ville de tous temps a été  un centre

commercial et la tradition perdure, puisque la ville a la réputation d'être chaque semaine, le plus grand marché d'EQUATEUR. Le marché situé dans toutes les rues centrales a du mal à se visiter en un seul jour.

 

Les indiens Otavalo viennent y vendre leurs produits.

Ils portent de superbes costumes, les femmes ont une longue jupe bleue marine fendue sur un coté, faisant apparaître une étoffe blanche, avec corsage en dentelle et colliers à perles dorées ou rouges. Les hommes portent un pantalon blanc, large et court, poncho bleu marine et cheveux longs portés en natte. Ils sont  coiffés d'un panama de feutre.

 

Ce sera notre position le plus au Nord de l'Amérique du sud.

 

Début août,  nous devrions revenir en France, mais ici nous n'avons que 3 mois pour le véhicule en stationnement, alors nous commençons à redescendre vers le sud  en direction de l'Uruguay.

Pour cela, à nouveau nous retraverserons  le Pérou, le nord du Chili, franchirons les Andes, et une partie de l'Argentine. Soit plus  de 6000 kms.

 

Nous espérons vous avoir  un peu distraits durant tous ces mois.

Et en attendant  un 3ème voyage en Amérique du sud., nous souhaitons à toutes et tous de bonnes vacances.

 

Paul et Nadine

 

Par Leclerc
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