Alors que nous projetons de redescendre doucement et tranquillement vers Buenos-Aires en visitant en cours de route les chutes d’Iguaçu vues du coté brésilien, le 14 juillet au soir un orage s’est déclenché.
Le lendemain matin il pleuvait toujours et nous décidons de descendre un peu plus au sud de la ville de Santos.
Santos ville de plus de 500 000 habitants est le port principal du pays, à 60 kms de la se trouve la plus grande ville du Brésil SAO PAULO et ses 18 millions d’habitants. C’est le centre économique du pays.
Nous avons mis une petite journée pour nous extirper de cette région en utilisant parfois des bouts d’autoroutes encombrées de camions collés les uns aux autres, nous étions toujours sur la cote où sur une centaine de kilomètres s’étalaient résidences et hôtels vides que les Sao Pauliens devaient utiliser l’été et peut être aussi le weekend end.
A l’étape le soir, sous des trombes d’eau, un vent violent et une mer déchainée près de nous, nous décidons de rester une journée dans un camping où nous étions les seuls occupants pour fêter l’anniversaire du copilote. Ce jour- là nous n’avons pas mis le nez dehors
Le surlendemain, le camping payé la veille et le gardien prévenu de notre départ nous attendons plus d’une heure et demie devant le portail verrouillé.
Alors en désespoir de cause, j’ai sorti ma caisse à outils et j’ai démonté les pentures du portail. J’ai laissé le soin à notre invisible gardien de s’occuper du remontage lorsque celui-ci réapparaitrai. Nous en étions à notre troisième jour de pluie incessante.
Ce mauvais temps à durer 7 jours jusqu’à Foz de Iguaçu compris, chaque jour qui passait en roulant vers l’ouest nous pensions que cela allait s’arranger, mais rien à faire. Sous des trombes d’eau nous sommes partis à la recherche d’une batterie pour les panneaux solaires, que nous avons eu la chance de trouver.
Dans le camping près des chutes nous pataugions dans la boue, là nous avons abandonné l’idée de visiter le site.
Nous sommes repassé en Argentine où il a fallu encore attendre quelques jours que le temps se remette. En cours de route nous avons pu nous arrêter à des thermes qui avaient un camping ouvert et cette halte bienvenue nous a permis de faire un toilettage complet du véhicule.
Le 28 juillet, dans le centre de Buenos Aires.
Nous stationnons comme à notre arrivée il y a 3 ans, sur un parking près du départ des bateaux pour l’Uruguay.
Le lendemain à nouveau c’est sous une forte pluie que nous nous rendons chez l’agent de la compagnie maritime pour préparer les formalités d’embarquement. Le bateau aura un peu de retard il est prévu pour le 2 ou le 3 aout, en définitive c’est le 4 aout en début d’après-midi que nous pourrons monter nos bagages, le véhicule suivra quelques heures plus tard.
RETOUR EN EUROPE SUR LE REPUBBLICA DU BRESIL
Nous sommes 7 passagers seulement, dont 2 suisses francophones avec leur véhicule, 2 jeunes français et un irlandais sans véhicule..
L’équipage est italien pour ce qui de l’encadrement, le cuisinier également, mais le steward et les marins sont philippins.
A chaque repas les menus sont super copieux, ce sont souvent 3 plats principaux de viande et poisson, incluant toujours un plat de pâtes aux portions impressionnantes, nous en court-circuitons un ou deux à chaque repas.
Plusieurs fois aussi il y a des soirées barbecues dans un des garages du navire, nous ne pouvions nous tenir sur le pont à cause du vent fort .
Nous remontons le long des côtes du Brésil, notre premier arrêt sera à PARANAGUA au sud, 4ème port du Brésil, à 60 kms se trouve CURITIBA capitale de l’état de PARANA..
L’on y débarque des véhicules et rechargeons également des containeurs. engins divers de travaux publics.
Il y a un arrêt à SANTOS que nous avons croisé il y a quelques semaines seulement, là se fait à nouveau l’embarquement et débarquement de véhicules et containeurs.
Le 3ème port est RIO DE JANEIRO, notre séjour précédent nous fera reconnaitre les différents quartiers de la ville.
Là, un immense parking de voitures en attente va s’engloutir dans les différents ponts du navire, ce sont principalement des voitures avec volant à droite.
Après le départ du port de RIO, le commandant nous informe d’un changement d’itinéraire en EUROPE, nous ferons une escale à TILBURY sur la TAMISE à 45 kms de LONDRES et ne ferons pas l’arrêt à EMDEM en Allemagne. Nous avons bien compris qu’il va falloir décharger toutes ces voitures en Angleterre, avant de recharger à nouveau du fret à HAMBOURG.
Les conditions météorologiques tout le long des côtes brésiliennes sont mitigées, nous avons un très fort vent d’est et cela donne du roulis au bateau, sans être vraiment malades, nous nous sentons un peu barbouillés et l’on n'est bien que quand nous sommes allongés sur les couchettes, cela durera tout de même une bonne semaine.
Au passage de la ligne de l’Equateur, Neptune et le commandant du navire procéderons aux formalités habituelles de la traversée d l’Equateur pour nos 2 jeunes français arrivés en
Amérique du sud par avion.
Le 18 juillet nous arrivons à DAKAR, nous avons l’impression que le port est en plus mauvais état qu’il y a 3 ans, toujours aussi sale et déglingué, avec un personnel inoccupé.
Avant l’arrivée dans le port, la sécurité à bord a été renforcée, toutes les portes d’accès sont verrouillées, l’entrée de l’ascenseur est cadenassée et nous ne pouvons circuler qu’accompagné d’un membre de l’équipage.
Dans un des derniers voyages, un clandestin a réussi à s’introduire dans le navire.
Du Brésil, il devait être renvoyé dans son pays, enfermé dans une des cabines.
Nous quittons DAKAR sous une chaleur écrasante, la tension sur le bateau est retombée.
Quelque temps plus tard, nous aurons à nouveau un fort vent avec temps nuageux, nos sorties sur le pont sont écourtées et de ce côté de l’Atlantique le tangage a fait place au roulis, mais nous pourrons apercevoir, poissons volants, dauphins et aussi bancs de thons.
Nous arrivons à l’embouchure de la TAMISE sous la pluie.
A petite vitesse nous remontons le fleuve jusqu’au port de TILBURY un peu avant LONDRES, le port peut accueillir différents types de cargos. L’on apprend que ses docks ont été les
scenarios pour des films à grand public tel « INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE »
Autrefois, c’était un important centre militaire.
C’est de la aussi que la reine ELISABETH 1 s’adressa à ses troupes lorsqu’elle affronta la menace de l’ Armada espagnole.
Le 29 aout, c'est la fin du voyage à HAMBOURG, l'arrivée se fait à nouveau sous la pluie, C'est bien dommage car avec le bateau nous arrivons pratiquement au centre ville.
C'est dimanche, l'immigration est fermée, le Commandant nous débarquera le lundi matin seulement.
Merci à tous de nous avoir suivi pendant ces 3 voyages de 2007 à 2010 en Amérique du Sud.