Partager l'article ! 2010 – Du PANTANAL à SALVADOR de BAHIA.: Après une prolongation dans le Pantanal du coté de CAMPO GRANDE (Mato Gr ...
Après une prolongation dans le Pantanal du coté de CAMPO GRANDE (Mato Grosso du sud), nous reprenons la route en direction de la cote est.
(Paysage typique de la region du Mato Grosso)
Ici au Brésil, les centres d’intérêts sont tellement éloignés que nous avons hésité à prendre une vraie direction, alors nous ciblons dans un premier temps Brasilia la capitale qui est un peu incontournable en allant vers l’est.
C’est déjà une première étape de 1500 kms à parcourir, les axes principaux varient en qualité, de bons à complètement usés, ou troués profondément.
En une bonne journée l’on peut parcourir 500 kms maximum, il n’y a pratiquement pas d’autoroutes, beaucoup de camions avec remorques y circulent, chacun fait de son mieux pour rouler, les camionneurs en général se serrent bien et nous informent si l’on peut les doubler.
Par contre même avec camion et remorque, la conduite est sportive et la grande spécialité est la queue de poisson pour se rabattre. En arrivant sur Brasilia, il y a plus de voitures et il faut être très vigilant à toutes sortes de manœuvres, il semble y avoir dans chaque conducteur une part d’Ayrton Sena.
La campagne est très belle, toujours vallonnée et arborée, d’immenses prairies avec d’importants bétails alternent avec des cultures très diversifiées et aux superficies impressionnantes, nous avons pu identifier : mais, sorgho, mil, canne à sucre, soja, coton.
La cathedrale de Brasilia et ses 4 cloches cote droit
l'interieur de la cathedrale\
BRASILIA, capitale du 21 ème siècle, prévue pour 400 000 habitants en compte 2 400 000 maintenant.
Depuis, autour d’elle, se sont greffées 29 villes satellites.
Jusqu’en 1960, c’était ici le bout du monde dans une région pauvre, peu peuplée. Le lieu fut choisi symboliquement pour démontrer la volonté du gouvernement de développer toutes les régions du Brésil en intégrant les plus défavorisés.
Mais aussi pour décongestionner la cote surpeuplée.
Au commencement les bulldozers et les sacs de ciment ont été parachutes, des milliers de km2 défrichés et un lac artificiel de 42 kms de long fut crée.
En 4 ans la ville fut construite, par des millions de paysans pauvres du nord-est travaillant sans relâche 24/24 heures.
Pour ce faire, il y a eu 3 chefs d’orchestres célèbres : 1 urbaniste (Lucio Costa), 1 architecte (Oscar Niemeyer), 1 paysagiste (Roberto Burle Marx).
La capitale est reconnue depuis 1987, comme un exemple du mouvement moderne en architecture et urbanisme, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Mais il fallut emprunter considérablement sur les places internationales et la dette brésilienne augmenta d’une façon phénoménale.
Vue du ciel, la ville ressemble à un avion tourné vers le lac artificiel.
- Dans le fuselage sont concentrés tous les monuments et palais gouvernementaux.
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Dans le cockpit on trouve le Palais du Congrès et le
Palais de justice ainsi que la Praiça des 3 Poderes (place des 3 pouvoirs, judiciaire, législatif, et exécutif.)
Le sénat et la chambre des députés, bâtiments collés l’un a l’autre et 2 immenses bols l’un tourné vers le ciel symbolisant le sénat, l’autre retourné, la chambre des députés.
Bon, on vous laisse méditer là- dessus !
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Dans les ailes, des îlots d’immeubles résidentiels (quadras ou super quadras.)
Il nous faudra encore quelques jours et 1600 kms, pour arriver sur la cote est dans l’état de Bahia à Salvador.
SALVADOR DE BAHIA (2.400.000 hab. et capitale de l’état.)
Pour situer l’ambiance et les origines de cette ville, il faut rappeler que c’est en 1501 que le premier navigateur entra dans une baie qui fut baptisée « Baia de Todos Santos », baie de tous les saints.
Les portugais dans un premier temps préférèrent se fixer plus au sud dans ce qui est le site actuel de Sao Paulo. Ce n’est qu’en 1549 que le gouverneur général retourna dans la baie pour y fonder Salvador qui devint alors la capitale du Brésil.
Pour exploiter ces nouvelles terres, on développa la culture de la canne à sucre et du tabac qui furent rentables grâce à de bonnes conditions naturelles.
Mais ces cultures nécessitaient beaucoup de main-d’œuvre. Tabac et sucre étaient exportés, tandis que l’on importait des esclaves et des produits de luxe européens.
Pendant 3 siècles Salvador devint le cœur économique du Brésil, dont le développement s’appuya sur la déportation massive d’esclaves noirs (plusieurs millions), qui étaient une monnaie d’échange entre les négriers et les rois africains.
Tout ceci pour expliquer que la ville est la plus africaine des villes du Brésil.
Pleine de contrastes, avec un centre historique superbe fait d’un ensemble de maisons coloniales et de
riches églises en tous genres, véritable musée à ciel ouvert, ces édifices accueillent aujourd’hui des centres culturels ainsi qu’écoles de musique et danse, car la musique est ici partout.
A coté de tout ceci, il y a un bon nombre d’immeubles délabrés aux façades délavées et rongées par l’humidité ambiante. Le climat y est de type tropical humide.
Pour nous permettre de découvrir cette ville durant quelques jours, nous avons trouvé un stationnement au centre de la ville basse, sur le parking fortement gardé de la marina.
Prés des magnifiques voiliers, notre « Petite France » cotoie les grosses berlines noires des riches Bahianais sans que cela l’impressionne.
C’est une véritable chance pour nous que cet endroit, avec tout prêt un ascenseur qui nous monte 75 mètres plus haut dans la ville haute.
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